Pays : USA
Genre : hardcore/modern culte
Membres : Derek Archambault (vocals) ; Joe Longobardi (drums) ; Jay Maas (guitar) ; Mike Poulin (bass) ; Jake Woodruff (guitar)
Site : label, twitter
Ca y est. Troisième véritable album pour Defeater, après être directement rentré dans la légende avec ses précédents LP et son monstrueux EP qui à l'époque propulsait un groupe que l'on sentait bien au dessus de toute cette vague modern-hardcore qui commençait déjà à se noyer dans son propre océan de clichés. Et pourtant, étonnamment, si j'aime énormément Defeater, que j'ai hurlé de bonheur durant leurs concerts (tout en esquivant un nombre incalculable de pieds et culs de gens qui veulent sing along, c'est ça le hardcore mec t'as vu), je n'étais pas forcément impatient d'entendre leur tout nouveau bébé. Je savais que ce serait du costaud mais qu'il manquera toujours cette surprise, cet effet qui nous a tous mis sur le cul quand on découvrait "Travels". Donc bon, j'attends tranquilou que le CD traverse l'océan, qu'il arrive gentiment dans ma boîte au lettre (big up à toi facteur, des bisous et ton calendrier avec les chatons il est top) et j'écoute.
Bah merde. J'ai beau m'y attendre mais Defeater reste Defeater : un groupe au dessus. Très clairement. Que ce soit dans leur approche du concept album (ici les paroles sont des lettres envoyés par le père d'une famille américaine au 20e siècle durant ses heures les plus sombres, durant les guerres, toujours dans la continuité des anciens albums), dans leur musique qui mélange autant l'émotion à l'efficacité et cette voix toujours autant écorchée, Defeater prend toujours autant aux tripes et te dynamite le cerveau. Je disais que, comme l'indique son titre, Letters Home, les paroles de cet album sont littéralement des lettres fictives balancées directement dans notre oreille, la verve et l'énergie dingue de Derek qui répond toujours présent. Et à côté ça balance du gros riff, de la mélo' qui fait office de fil rouge, jusqu'à ce fameux riff, cette mélodie et ces paroles qui reviennent en guise de dernière chanson, en rapport direct avec la première piste "Bastards". L'histoire débute dans la violence et elle se termine dans la tristesse la plus sombre.
Peut-être moins impressionnant et marquant que le précédent Empty Days & Sleepless Nights, Letters Home reste un album unique où les américains semblent encore plus à l'aise que d'habitude, ne cherchant plus forcément à tout prix à mélanger leurs influences. Defeater joue du Defeater et on ne se plaindra pas, même si une prise de risque aurait été bienvenue. Mais tant que le groupe sera toujours au dessus, je pourrai m'en contenter, merci les gars, c'est cool. Par contre, le concept des lettres, c'est super joli dans le livret (une très bonne constante pour le groupe qui soigne tous ses aspects) mais par contre c'est putain d'illisible et pour lire les paroles j'ai perdu 5/10e à chaque œil. Rien que pour ça vous n'êtes pas l'album de l'année, hop, tant pis, c'est ballot hein ?
Pour les fans de : Modern Life Is War, Verse, Another Breath, Have Heart...
Autres albums du groupe : Travels, à venir...

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