mercredi 22 janvier 2014

Norma Jean - Wrongdoers (2013)

Pays : USA
Genre : math-core/hardcore chaotique/power of djizusse
Membres : Cory Brandan (vocals) ; Chris Day (guitars) ; Jeff Hickey (guitars) ; Goose Holyoak (drums) ; John Finnegan (bass)
Site : groupe, label

Que d'aventures pour Norma Jean... déjà plus de 10 ans que le groupe prêche la parole de Djizousse par son hardcore torturé et barré ayant subi pas mal de modifications au fil du temps. 6e album avec ce Wrongdoers et le sentiment d'un groupe toujours plus fort et à part en terme de qualité face à la concurrence. C'est que depuis l'arrivée du très bon Cory au chant, le groupe n'a pas hésité à ajouter plus de "mélo" et rendre ses compos plus accessibles, tout en devenant étonnamment plus destructeur au passage. C'était même très réussi vu la réussite incontestable que furent les albums depuis, avec comme point d'orgue l'énorme "The Anti Mother" blindé de bonnes idées. Le précédent opus, "Meridional", était certes toujours réussi, mais perdait un peu de l'âme du groupe en se contentant d'être plus bourrin. Pas de quoi remettre en question le groupe mais se demander simplement s'il pouvait encore nous surprendre. Ca tombe bien, ce nouvel album ne le fait pas réellement mais nous rappelle pourquoi on aime autant ces ricains.

Dès la première piste, le groupe revient à ses amours des chansons longues et étalant leur ambiance, avec un "Hive Minds" qui monte en puissance, se voulant être une intro' parfaite pour balancer sans prévenir un "If You Got It At Five, You Got It At Fifty" absolument démentiel, probablement l'un des trucs les plus barrés et efficace sorti par le groupe depuis longtemps, avec ce riff de guitare lourd comme c'est pas permis et cette batterie qui semble hors de contrôle. Et, encore mieux, c'est le signe que l'album est définitivement parti, ne nous laissant plus échappatoire possible. On retrouve cette puissance et ce chaos sonore parfois éclairci par ce chant se faisant par moments plus clair (et toujours aussi bien foutu) et avec des mélos' et refrains qui te rentrent dans le crâne très rapidement.

Mieux, encore. Le groupe a la bonne idée de ne pas tomber dans le piège dans lequel il s'était enfermé avec "Meridional" et n'hésite pas à aérer ses compos, ajoutant un petit solo par-ci, un maelstrom de bruit par-là. On se retrouve ainsi avec de purs moments de rock à la "The Anti Mother" ("Wrongdoers", "Sword In Mouth, Fire Eyes" et son chant définitivement réussi) à la patate hardcore de forain ("The Potter Has No Hands" ou le monstre "The Lash Whistled Like A Singing Wind" d'une minute à peine). Pas de temps morts, pas de répis et ce sentiment que l'album se renouvelle constamment, avec comme point d'orgue le fameux morceau "putain de long" avec "Sun Dies, Blood Moon" et ses 14 minutes de plaisir, où les montées et nappes d'ambiances s'enchaînent, toujours avec cette facilité déconcertante...

Wrongdoers est donc une très bonne surprise qui se permet de rentrer direct dans le haut du panier de la déjà très remplie discographie du groupe et promet de bon gros moments de live avec ses passages destructeurs à souhait. Si vous aviez laissé le groupe de côté, c'est le moment d'y revenir, même si le chant clair pourra toujours en agacer quelques-uns. Tant pis pour eux.

Pour les fans de : The Chariot (forcément) ; Everytime I Die, Botch, Poison The Well...
Autres albums du groupe : Meridional, à venir...

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