Pays : USA
Genre : math-core
Membres : Benjamin Weinman (guitar) ; Brian Benoit (guitar) ; Chris Pennie (drums) ; Greg Puciato (vocals) ; Liam Wilson (bass)
Site : groupe, label
Deuxième véritable album des américains après un premier album devenu mythique (Calculating Infinity) et un split d'anthologie avec Mike Patton et gros changement de line-up (chose qui deviendra une habitude pour le groupe) avec au chant Greg Puciato, sosie de Vin Diesel à ses heures perdues. Après ce début de discographie sans faute et des prestations live déjà mythiques, le groupe se doit tout de même de confirmer surtout avec la venue d'un nouveau chanteur qui, on verra ça dans la suite, évolue dans un style totalement différent de l'ancien. Et autant dire que l'expérience avec le gominé Patton aura été une grande source d'inspiration pour le groupe et que Miss Machine va être un tournant décisif pour la musique du groupe...
Pourtant on se sent en terrain connu avec l'ouragan de violence "Panasonic Youth". Ca blast, ça joue des accords impossibles, ça part en sucette très vite et techniquement on se prend une bonne grosse rouste tout en restant totalement cohérent. Bim. Et ça s'enchaîne avec le reste de l'album où le groupe va encore plus faire exploser ses multiples influences (on va du free jazz en passant par le grindcore et l'electro sans forcer) en incluant toujours plus de rock et de mélodies à ses compos. "Sacrilège ! au bûcher bordel !" pourront crier certains mais à vrai dire c'est probablement le meilleur choix qu'a fait le groupe en plus de prendre un chanteur comme tonton Greg. Non parce que le bonhomme est quand même devenu le pilier central de The Dillinger Escape Plan pour le coup grâce à un chant tout en nuance.
Autant le gars il sait crier (et putain la puissance...) autant il sait également chanter juste et permettre au groupe des possibilités de composition juste impossible avant. Ca nous donne des bijoux comme "Phone Home" où les deux styles de chants s'entremêlent pour une chanson plus lente que d'habitude, la totalement décalée mais excellente "Unretrofied" qui semble sortir d'un album d'electro, le tube "Setting Fire To Sleeping Giant" où le groupe nous pond un morceau avec couplet/refrain (oui, ça surprend) efficace au possible... oh et entre deux vous aurez votre quota de violence, pas de soucis, "We Are The Storm", "Sunshine The Werewolf" et autres "Baby's First Coffin" restent du Dillinger, de la violence millimétrée, folle, où les instruments et la voix semblent possédés et incontrôlables, avec ce niveau de technique au dessus d'un paquet de groupes.
En injectant un peu plus de rock dans leur musique, en complexifiant toujours plus leurs compos (si si, c'est possible et je ne dirai jamais assez que ces gars sont des musiciens de génie) et en profitant d'un nouveau chant donnant une toute autre ampleur au groupe, The Dillinger Escape Plan signe avec Miss Machine un album fabuleux, diversifié tout en restant d'une violence et d'une puissance unique, se dévorant sans fin avec toujours des petites choses à découvrir. On pourrait même dire qu'il s'agit de leur album le plus abordable mais très franchement ça reste quand même le style de groupe que tu aimes ou déteste. Perso' je surkiffe grave mon boule.
Pour les fans de : The Rodeo Idiot Engine, Botch, Meshuggah, Converge, War From A Harlots Mouth...
Autres albums du groupe : Calculating Infinity, à venir...

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