Pays : USA
Genre : ska/punk/all-star band
Membres : Chris Thatcher (drums) ; Jim Conti (tenor & alto sax, vocals) ; Mike Brown (bari & alto sax) ; Matt Stewart (trumpet) ; Nadav Nirenberg (trombone) ; Pete McCullough (bass, vocals) ; Tomas Kalnoky (vocals, guitar)
Site : groupe, label
C'est même pas drôle. Aucun suspens. Enfin si, quand même : après tout le bordel déchaîné par la sortie de l'album avec la bataille entre le groupe et son label, provoquant comme dommage collatéral l'avortement pur et simple du petit frère acoustique, ce nouvel album de Streetlight Manifesto était pas mal attendu, car on n'était même pas sur s'il allait pouvoir voir le jour tout court. Véritable troisième album après un (très bon) album de reprises, ce The Hands That Thieve (qui porte malheureusement bien son nom du coup) se pointe finalement sans véritablement surprendre : c'est du Streetlight Manifesto, c'est donc au-dessus de pratiquement toute la moyenne du genre ska/punk. C'en est presque marrant car avant même de l'écouter je savais que je n'allais pas être déçu. Tiens, vas-y même que je ne m'étonne même pas qu'il tourne en boucle depuis. Tout se perd ma bonne dame, y compris les surprises.
Mais au lieu de faire mon sale gosse toujours malheureux, il faut quand même rappeler de quoi on cause : un ska/punk où les cuivres peuvent pleinement s'exprimer (et la section cuivre est tellement dingue que ce serait un crime de s'en passer) avec cette aisance à mélanger tout plein d'influences vraiment diverses pour donner quelque chose de cohérent et toujours dansant, remuant. D'ailleurs, le morceau d'introduction, "The Three Of Us", est juste mémorable. Véritable démonstration de ce dont le groupe est capable, avec enchaînement de solos et moments de bravoures, sans déconner, ça envoie du lourd dès le départ. Et puis cet album se rapproche du premier album du groupe, Everything Goes Numb, avec cet aspect plus "intimiste", comme si les bruits de "fanfare" qui faisaient la grande force du second (et mémorable) album, Somewhere In The Between, qui lui n'hésitait pas à balancer tout cuivre en avant donnant un sentiment de puissance fou. Là, tout est plus contrôlé, semblant moins partir dans tous les sens. Au début ça surprend, on a presque l'impression que le groupe s'est (trop) calmé. Et puis je me rends compte que ce n'est qu'une impression, ouf, tout va bien.
Petit bijou du style qui ne dévoile toute sa beauté qu'au fil des écoutes, ce The Hands That Thieve est joué avec amour, avec une parfaite maîtrise et une solidité dont peu de groupes peuvent se vanter. C'est toujours aussi magnifique, ça te prend toujours autant aux tripes, le bassiste est toujours un fou furieux tout comme ces cuivres qui te restent en tête bien après avoir sorti le CD du lecteur. Et même si les chansons se veulent plus longue, j'en réclame toujours plus. Même pas surpris mais toujours pas assouvie le petit con...
Pour les fans de : Catch 22, Mad Caddies, Big D & The Kids Table, P.O. Box, The Mighty Mighty Bosstones...
Autres albums du groupe : Somewhere In The Between, à venir...

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