Pays : USA
Genre : post-hardore/emo-core
Membres : Jordan Dreyer (lyrics, vocals) ; Chad Sterenberg (guitars, micro cassette recordings, conduit bells, modular synthesizer, trumpet, foot stromps, glockenspiel, vocals) ; Adam (bass, guitar, baritone, guitar, vocals) ; Kevin Whittemore (guitars) ; Brad Vander Lugt (drums, claps, bells, tambourine, shaker, triangle, chimes, guiro, box stomps, foot stomps, metal grate, chains, piano, Rhode, additionnals keyboards, field recordings, il a sûrement fait le café je pense)
Site : label, bandcamp, groupe
Un groupe de jeunes américains qui redéfinissent le hardcore. Bon, c'est ultra prétentieux comme introduction et pas forcément exact mais l'arrivée de La Dispute et surtout de leur album Somewhere At The Bottom Of The River Between Vega And Altair a chamboulé pas mal de choses dans l'univers pourtant jeune mais qui arrivait à saturation du modern hardcore. Mélange improbable entre un post-rock/hardcore mélancolique avec quelques relents hardcore et un chant unique (qui lui aussi mélange l'emo-core à un phrasé se rapprochant du hip-hip et même du hardcore tout court), La Dispute a sorti ce qui, pour beaucoup et dont je fais partie, est un véritable "The Shape Of Punk To Come" de la fin des années 2000 : un album qui fera date, qui continuera encore et encore à passionner et dont on s'amusera toujours à déceler toutes les subtilités au fils des années. C'est donc avec une certaine impatience que le nouvel album est attendu. Wildfire qu'il se nomme. Majestueux qu'il est.
Fini le mélange total des styles, La Dispute joue de La Dispute. Ca paraît bête de dire ça mais le mélange des genres étant la marque de fabrique du groupe, les voir rester sur une même ligne directrice surprend au début. Fini les rares passages totalement punk/hardcore, La Dispute se pose et pose ses ambiances. Voir même ici SON ambiance. Une mélancolie toujours présente, toujours plus forte. Et au début, autant dire que ça déstabilise… la musique du groupe semble s'être calmée. Les envolées de guitares sont là, tout comme ce fameux chant à faire chialer (et qui peut énerver assez facilement), ça, ça n'a pas changé… mais ce n'est plus un ouragan d'émotions comme avant. Avec Wildfire, La Dispute prend son temps et nous montre son talent. Sage décision.
Car plus que l'envie de nous faire bouger, le groupe veut nous transporter. Et quand je raconte ça ce n'est pas en balançant des nappes de guitares et autres structures prétentieuses. Juste ce qu'il faut. Que ce soit une mélodie de guitare qui évolue au fil de la chanson, du chant qui passe de la complainte au larme puis à la hargne à des entremêlements de mélodies toujours aussi magnifiques… La Dispute est vraiment unique. Et surtout, surtout, ne pas oublier que c'est un groupe qui se lit en même temps qu'il s'écoute. La lecture des paroles se fait presque comme un roman, où l'on est toujours impressionné par la qualité de l'écriture, totalement en adéquation avec la musique. Si Wildfire est moins accessible que son prédécesseur (qui lui-même demandait du temps avant d'être apprivoisé) et moins accrocheur de premier abord, il n'en reste pas moins tout aussi unique. On va autant le détester que l'adorer… j'ai choisi mon camp.
Pour les fans de : Aussitôt Mort, Touché Amoré, Refused, Pianos Become The Teeth...
Autres albums du groupe : Somewhere At The Bottom Of The River Between Vega And Altair, à venir...

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