Pays : USA
Genre : pop/punk/emo/électro/all-star band
Membres : Derrick Plourde (R.I.P.) (drums) ; Joey Cape (vocals, guitar, bass and percussion) ; Thom Flowers (guitar, banjo and mandolin) ; Marko 72 (bass and guitar) ; Todd Capps (keyboards and weird sounds) ; Angus Cooke (cello, bass, guitar, vocals and percussion) ; Jon Cox (loops and stuff)
Site : myspace, label, un n'article sur le groupe écrit par mes gros doigts
Je crois sincèrement qu'un album peut changer une vie. Oh, pas de façon radicale, non... je parle de quelque chose de beaucoup plus subtil, que l'on ne remarque pas immédiatement. Non parce que Bad Astronaut, dire que j'en suis fan et que ce groupe a changé ma vision de la musique, c'est un euphémisme géant, absurde. Bien sur que je suis un gros fan de tonton Joey. J'écoute en boucle depuis le collège la disco' de Lagwagon, ai toujours une ou deux chansons en acoustique sous la main du monsieur et m'émerveille à chaque pépites d'un de ses side-project Bad Astronaut... je suis un auditeur conquis d'avance. Surtout que le premier album du groupe, Houston, We Have A Drinking Problem, est culte au possible pour moi et m'a marqué à tout jamais. Alors comment faire suite à ce monstre d'émotions, comment sortir un album à la gestation difficile (4 ans d'enregistrement avec au milieu le suicide du batteur et meilleur ami du chanteur, Derrick Plourde) sans ne pas être attendu au tournant ? en fait on ne se pose pas la question, on écoute, on admire et on se laisse emporter dans l'ultime voyage des astronautes tristes...
Contrairement à ce que l'on peut penser et malgré la mort tragique de leur batteur, Bad Astronaut avait déjà enregistré toutes les parties de batterie et le titre de l'album, Twelve Small Steps, One Giant Disappointment, était déjà choisi depuis longtemps. Plutôt tragique et triste... tout comme on s'y attend avec leur musique, parfois anxiogène, souvent pleine d'émotions... et puis vient la première piste, "Good Morning Night". Morceau rythmé, petits sons électro' et chanson typée émo/punk plutôt joyeuse au final... je suis un peu désarçonné au départ, étant plus habitué à avoir les poils dressés à chaque écoute du groupe. Et puis le reste de l'album continue... le tout se fait plus mélancolique... plus posé... je pense à "Beat" et sa basse groovy, avec des petits "break" électrique bien amenés... tout est étrangement familier, accueillant... on attend à tout moment l'overdose d'émotions comme c'était le cas sur le précédent album... l'album défile, on passe un bon moment, certes, mais pas celui que l'on attendait... et puis vient de petites pépites que l'on attend pas, comme "One Giant Disappointment" et le retour de la "pâte" Bad Astronaut avec ces relents émo-punk charmants... et puis vient la pépite ultime : "Minus". Aussi simple qu'efficace, aussi sublime qui te prenant ton cœur pour te le mâchouiller et te tirer des larmes sans t'y attendre. C'est là la vraie force de Joey Cape : on peut dire qu'il chante faux (je peux comprendre) mais jamais il ne se force, sa voix reste naturelle et il sait trouver L'ACCORD de guitare et la voix qui va avec pour te filer des frissons... et il y arrive parfaitement l'enfoiré...
Tout le reste de l'album est de ce niveau : moins percutant que le précédent opus mais tout aussi diabolique et passionnant à disséquer au fil des écoutes. "San Fransisco Serenade" est magnifique, "Go Humans" est la plus "punk" tout en étant la plus alarmiste au niveau des paroles et du message véhiculé, "Autocare" et le retour du syndrome B-Side de Lagwagon (vraiment cool à écouter), "Violet" qui est à la base une chanson solo de Joey Cape et qui se trouve "magnifiée" tout en étant toujours toute simple... et puis vient le moment de grâce avec "The "F" Word", s'étalant sur 8 minutes... rien à dire, on écoute, on savoure le talent de ces gars. Une fin toute en tristesse avec "The Thirteenth Step" et hop, l'album est déjà passé. Au début on sait que l'on a écouté un bon album mais on bloque toujours... Houston est encore dans l'esprit, difficile de ne pas penser à autre chose... et les écoutes défilent... défilent... j'accroche de plus en plus, m'amuse à découvrir de nouvelles choses et me passe toujours en boucle "Minus"... c'est à cause de chansons comme celle-là que je tombe amoureux de la musique. Oui, je sais, je suis beaucoup trop fan... mais très franchement, Twelve Small Steps, One Giant Disappointment est un monument du style. Pas de mélodies ou de compositions ultra complexes. Juste des gars bourrés de talent. Et ayant trouvé le petit "truc" pour te faire voyager par le biais de la musique... et un hommage parfait à son défunt batteur qui aura marqué toute la scène punk-rock américaine et permis à de nombreux groupes de se former (on parle du gars ayant joué dans Lagwagon ou Mad Caddies entre autre).
Pour les fans de : Joey Cape, The Robocop Kraus, The Playing Favorites, Lagwagon...
Autres albums du groupe : Houston, We Have A Drinking Problem, à venir...

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