Pays : USA
Genre : crust/power-violence/electro chelou
Membres : des gars bizarres habillés dans des costumes moulants et qui jouent en restant statique
Site : myspace ; facebook
Dans la catégorie des groupes probablement plus détesté qu'aimé, j'appelle les timbrés de The Locust. Une bande de quatre gus s'habillant avec des costumes les faisant ressembler à de gros insectes qui s'amusent à jouer une sorte de power-violence/électro avec des paroles incompréhensibles et souvent sans aucun sens véritable, avec un côté "organique" qui nous fait penser que l'on écoute une musique venu d'ailleurs, de cerveaux malades. Et oui, le plus souvent c'est le gros bordel sans réel sens, avec des cris poussés çà et là et des guitares semblant être branlées n'importe comment sous couvert d'un clavier au son cheap et une batterie bloquée en mode crust.
Oui mais étonnamment ce Safety Second, Body Last, de par son statut d'EP, parvient à tirer son épingle du jeu et proposer une expérience musicale qui déroute autant que plaît. Tout comme pour les autres albums du groupe, soit tu adores, soit tu détestes. Mais si tu kiffes grave, là tu vas te faire plaisir. Si le début de l'album débute à toute berzingue avec les The Locust, le tout va très vite changer pour devenir plus lent, presque atmosphérique grâce à de grosses nappes sonores électro et des cris venant de nulle part, pour ensuite repartir de plus belle et nous laisser sur le côté, sans que l'on ai réellement compris quelque chose. Et c'est ça qui est beau (façon de parler, hein) car The Locust parvient à donner un aspect cohérent à sa musique, contrairement à ses précédents albums qui n'étaient qu'un enchaînement de morceaux courts sans réels liens les uns entre les autres.
C'est ça pendant les très courtes 10 minutes de l'album qui passent sans que l'on se rende compte et qui nous forcent à relancer le CD pour qu'on essaye de comprendre ce qui nous est passé dans les oreilles. Et au fil des écoutes tout se fait plus compréhensible, plus "écoutable", avec ce fameux aspect de "musique organique" qui fait toute la différence et devient ce genre d'album qu'on se lance parfois comme ça, pour le plaisir de s'en prendre plein la tête et apprécier comme il se doit la musique de ces timbrés.
A réserver cependant aux fans et à ceux capable d'écouter des choses bien cheloux sinon vous allez grave vous emmerder. Vous êtes prévenu.
Pour les fans de : Holy Molar, Some Girls, The Plot To Blow Up The Eiffel Tower, la musique chelou
Autres albums du groupe : à venir

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